mercredi 7 décembre 2016

On sait bien, les québécois...

(Avertissement : Le langage utilisé dans ce billet peut choquer certains lecteurs. Soyez-en avisé)

Trouveriez-vous sympathique lors de votre grande réunion de famille des Fêtes que certaines personnes lancent haut et fort : «Nous dans la famille, nous sommes tous des tricheurs!» Seriez-vous à l’aise si d’un air suffisant, une cousine dise à votre grand-mère : «Les hommes dans notre famille sont tous pareils, des fainéants et des suiveux!» Ou bien qu’un autre ajoute : «Vous n’avez pas honte de porter le nom de notre famille? Nous ne sommes pas mieux l’un que l’autre! Nous sommes nés pour un petit pain!» Je sais que vous ne laisseriez pas dire ces choses. Vous leur auriez fermé la gueule sur un chieux de temps.

Crédit image : Le blog de GIPI - Overblog
Je m’explique donc très mal pourquoi on le fait entre nous publiquement. Ça s’entend et ça se lit de plus en plus lorsque des gens prennent la parole pour donner leur opinion sur un sujet. Quand j’entends mes congénères décrier combien mauvais sont les québécois pour tout et pour rien, j’capote. Vous rendez-vous compte que vous parlez contre vous-même? Dès que vous pouvez donner votre opinion sur une publication Twitter, Facebook ou bien si vous avez la parole sur une ligne ouverte votre liste d’insultes est prête : Suiveux, bougons, moutons, trou d’cul, quêteux et j’en passe! Le très savant commentaire débute souvent par : «On sait bien, nous les québécois, on est de même!» (Et je n’ajoute même pas ces quelques mots de vocabulaire typique avec lequel vous ornez votre noble propos…)  Si vous n’êtes pas content d’être québécois, dégagez! Dehors! Arrêtez de trouver que ça pue la marde en vous sentant le cul pis levez vous le nez au vent!

Auriez-vous assez de couilles pour regarder ce qui se fait de bien chez-nous et de le dire? Ben non, ça aurait l’air trop «fif» de dire que le peuple québécois est beau. Vous n’auriez pas l’air assez important en disant que nous sommes des gens fiers, que nous avons une histoire unique et que ce pays est assez attrayant pour attirer des touristes du monde entier.

Le portrait que vous vous faites de votre peuple n’est peut-être que celui que vous arrivez à voir, ouvrez donc votre fenêtre pour voir un peu plus loin que votre cour...

Alex Arseneau
Saint-Michel-des-Saints, QC



samedi 21 février 2015

À la une aujourd'hui...

Faut toujours tout séparer! Blanc noir, yin yang, jeune vieux, bon mauvais, gauche droite. Entre les pôles pourtant, il y a tout un monde d’un extrême à l’autre. En fait, je crois que nous sommes enclins à le voir mais comme nous sommes hyper-médiatisés, nous (je m’inclus) avons tendance à gober tout ce que rapportent les messagers de la nouvelle (animateurs, chroniqueurs, journalistes et les autres).

Il y a un moment que je rumine ce texte. Non pas que je doute du propos mais j’ai l’impression de perdre mon temps compte tenu qu’à ma perception, un lecteur recherche davantage le texte sensationnel que le texte modérateur… S’il n’y a pas scandale ou soulèvement, on dirait que ça n’intéresse personne. Qu’à cela ne tienne, je peux écrire pour moi-même.

Je continue. Inondé de toutes parts de photos, de vidéos et de textes qui fusent de la télé, de nos ordinateurs de nos cellulaires et des journaux, nous ne pouvons que constater que nous sommes tous à un certain niveau plus ou moins influencés. Souvenez-vous toutefois que la mission de tous ces médias est de faire de l’argent en prétextant diffuser de l’information (oui, je sais qu’il y a toujours des exceptions). Il ne faut pas s’étonner que l’on appelle au scandale et qu’on soulève tous les soupçons possible pour dénigrer, accuser et condamner sans procès un individu qui propose une solution à un problème. On lui éclate la gueule d’abord et on lui pose des questions qu’après… Ça fait mieux vendre la nouvelle non? Puis on va à l’écoute de tous les antagonistes qui vous démolissent (non mais là sans aucune retenue) la proposition, condamne celui qui a «osé» amener le fameux projet et en jettent encore en extrapolant sur un horrifiant résultat probable, je dis bien «probable». Alors au lieu de s’asseoir et d’étudier si effectivement il y a matière à remanier l’idée, de rencontrer tous les gens concernés et nous brosser l’analyse du pour et du contre, l’armée journalistique va rouer de coups et mettre le feu au moindre commentaire et à la moindre réaction de leur cible. Un simple poing levé pendant un discours ou un mot comme «austérité» fera vite une bombe médiatique et quitte à désinformer le public, quitte à faire croire que le contenant est plus important que le contenu, le mercenaire de la salle des nouvelles livrera ce qui fera vendre. Parce que c’est bien ce qu’il est : En 2015, un journaliste est un mercenaire à la solde d’une machine à faire des sous.

Il faut une foutue bonne loupe pour nous permettre de lire entre les lignes et nous faire une opinion qui nous est propre. Actuellement, des sujets sensibles de société animent les discussions et le piège est de nous laisser saisir par une position radicale sans nuance. La dette, le radicalisme religieux, des projets d’infrastructures urbaines et de développement en région éloignée sont des sujets qu’on nous lance à la figure avec éclat en décriant un aspect scandaleux mais il faut être plus sage que le média et toujours gratter pour extraire les explications et les fondements de chaque décision ou projet. C’est la seule façon de vraiment comprendre.

Lorsqu’on me propose une idée, je suis assez grand pour regarder ce que j’y gagne et considérer ce que je pourrais y perdre et me faire ma propre idée. Je n’ai pas besoin qu’on me montre un opposant de droite ridiculiser une tactique de gauche ou un gauchiste réclamer la tête d’un décideur de droite. Qu’on m’apporte plutôt les idées de chaque partie. Ensuite j’analyse par moi-même, je prends une position et je la compare à celle des autres, soit par vote ou par consultation. Lorsque que vient une décision ou la solution finale, il se peut qu’elle soit telle que je l’ai imaginée ou pas, datsit*! Il se peut aussi que j’aie déjà voté pour quelqu’un afin qu’il prenne ces décisions. Si lors de son mandat, il s’avère qu’il ne prenne pas des décisions qui me vont, je peux m’exprimer et ne plus voter pour lui
.
À survoler les réseaux sociaux, un en particulier, on dirait qu’il y a des gens qui s’opposent systématiquement à tout. Le mercenaire (le journaliste) fait l’annonce de sa spectaculaire nouvelle et hop! On se retrouve avec un mouvement de protestataires. S’ils pouvaient s’opposer à l’odeur d’un pet, ils le feraient mais je crois (sincèrement) qu’ils aiment trop l’odeur de la merde pour s’en indigner. Défiant toute règle de respect et revendiquant leur droit (sans assumer un clic de responsabilité) ils dénigrent avec toute la véhémence de leur trippes et des veines de leur cou des causes dont ils ne connaissent à peine que quelques détails. Influençables, leur entourage se joint souvent à eux aveuglement. Notre guerrier de la nouvelle peut se gonfler le torse, sa nouvelle a fessée fort! À traiter l’information de la sorte, on risque de tuer les bonnes idées comme celle qu’on pourrait améliorer et ainsi, empêcher le monde d’avancer.

La nouvelle sortie, monsieur tout le monde réagit! On ne me fera pas croire qu’un travailleur qui va au boulot tous les matins et rentre à tous les soirs peut avoir une vision éclairée sur le développement d’un projet minier dans le nord du Québec pas plus qu’un livreur de pizza peut jeter son venin sur les stratégies économiques pour réduire le déficit. J’admets que certains livreurs et travailleurs peuvent avoir fait l’effort de se renseigner convenablement, je sais que ça se peut, désolé pour ces deux là.

Des fois le sang me bout dans les veines et les tempes me chauffent tellement je trouve que la distribution des coups de pieds au cul est défaillante! Lorsqu’il y en a, on dirait que les bons pieds ne visent pas les bons culs… mais je prends sur moi car c’est de là que part l’incompréhension, elle part de l’émotivité. Je préconise plutôt que chacun se ressaisisse et n’accepte  pas chaque information et chaque nouvelle qui lui apparaît à l’écran sans tenter d’avoir tous les détails. Ainsi, en s’informant pour vrai, on avancera plus efficacement et on épargnera des culs innocents.

Alex Arseneau
Québec


*datsit = Faux mot inventé par moi-même venant directement de la langue anglaise qui signifie «That’s it» et je me trouve très très drôle d’écrire ça!!!

lundi 4 août 2014

Pernell Karl Subban

Je me demande comment un couple de Québec s’en sort pour assister à un match du Canadien de Montréal.  Si je désire des sièges décents, puis-je supposer que la paire de billets soit à 600$ et que les hot-dogs ne soient pas inclus? Alors le trajet Québec-Montréal-Québec, le repas (au moins un), le stationnement, deux bières, un truc à manger entre deux périodes, un petit souvenir (un fanion de la Sainte-Flanelle, par exemple) et l’hôtel peuvent monter la facture tout près du prix d’un forfait tout inclus pour une semaine de vacances à Cuba pour une semaine. Le monde du sport ne fait rien pour vous aider à apprécier une bonne soirée au Centre Bell. J’ai jeté un œil à l’information sur le site de TVA Sports, Monsieur Subban, aussi bon soit-il, se verra offrir un cadeau, un genre de promo-de-signature, un boni de 25 millions de dollars pour rester avec le Glorieux jusqu’en 2022! C’est à part du salaire de base. Avec un grand total de 72 millions de dollars il fera à lui seul plus d’argent en 8 saisons que quiconque de la classe moyenne puisse espérer en cumuler en une vie entière de travail.

Comparez en proportion du temps travaillé, le prix de cette paire de billet à 600$. Comparez SEULEMENT le boni de la PREMIÈRE ANNÉE de PK Subban, soit 5 millions de dollars, et le salaire du travailleur moyen qui gagnerait quoi… 45 000$ par année. Et appelons notre travailleur Monsieur PK Caron. On y va :

Avec un taux d’imposition approximatif de 28%, il reste à notre travailleur au net, 32 400$ par année et il doit travailler en moyenne 1950 heures dans l’année pour recevoir autour de 623$ dans son compte de banque chaque semaine (J’ai supposé ici un 37.5 heures de travail par semaine). Je fais ma petite règle de trois pour convenir que PK Caron devra travailler 36 heures 6 minutes pour se payer les billets. C’est près d’une semaine entière de boulot. À ce prix, il ne possède que les billets (pas un seul hot-dog!).

Pour sa part, Monsieur Subban avec les  5 M$ devrait travailler 14 minutes pour se payer la même activité. Mais ce n’est pas le vrai calcul puisque PKS fera un total de 72 millions de piastres en 8 ans. Ça mes amis ça fait 9 millions par année! Oui-oui, 9 000 000,00$ par saison. Si on refait le calcul, monsieur PK Caron a travaillé 36 heures pour se payer les précieux billets, Subban les aura en 8 minutes.


Voici la structure du contrat de Subban (Source copié-collé : tvasports.ca) :

2014-2015 : salaire de base de 2 M$ + 5 M$ en bonis de signature
2015-2016 : salaire de base de 2,5 M$ + 4,5 M$ en bonis à la signature
2016-2017 : salaire de base de 9 M$ + 2 M$ en bonis à la signature
2017-2018 : salaire de base de 9 M$ + 2 M$ en bonis à la signature
2018-2019 : salaire de base de 10 M$
2019-2020 : salaire de base de 10 M$
2020-2021 : salaire de base de 2 M$ + 6 M$ en bonis à la signature
2021-2022 : salaire de base de 2 M$ + 6 M$ en bonis à la signature

Monsieur PK Caron est tout de même chanceux de faire 45 000$ car il peut prétendre à assister à un match des Habs. L’industrie fait-elle ce qu’il faut pour qu’il reste des PK Caron dans l’assistance pendant encore beaucoup d’années? Est-ce que tous les M Caron se permettent d’y aller? Sachant que je ne suis pas un très grand fanatique de hockey, je ne ferai pas cet effort. Une bonne soirée aux Ramparts de Québec sera plus que correcte pour me satisfaire!

Alex Arseneau 
(mais je songe désormais à signer : PK Arseneau...)
Québec
4 août 2014


mercredi 30 avril 2014

L’HUMAIN : EXTINCTION OU RÉACTION

Le texte qui suit ne se veut pas alarmiste mais informationnel. Il semble pessimiste mais la réalité qui l’inspire laisse peu de place à l’optimisme. Je ne fais pas dans la dentelle aujourd’hui et je sens que je ne laisserai pas beaucoup de gens indifférents puisque je tente, du mieux que je puisse le faire, d’apporter une ou des solutions lorsque je soulève un problème.

Récemment, j’ai lu des textes traitant de démographie, de la survie de l’humanité et des solutions scientifiques confrontées soit à l’univers politique ou religieux. Sachant que la population humaine dépasse désormais les 7 milliards d’individus, nous sommes l’espèce la plus nuisible de la planète. Non seulement nous aurons décimé 25% des espèces vivantes sur la terre 
Source image : wail-mobarak.blogspot.ca
d’ici 2050 (ce n’est que dans 36 ans!) selon Hubert Reeves questionné à ce sujet en 2002 mais nous courrons également à notre propre perte! À en croire le scientifique australien, Frank John Fenner, les dés sont déjà jetés pour l’humanité car d’ici une centaine d’années l’humain ne sera plus. Il affirme : «Nous allons disparaître. Quoique nous fassions maintenant, il est trop tard» (Source : www.notre-planete.info) Toujours selon la même source, un autre scientifique et ami de ce monsieur Fenner, Stephen Boyden, la situation provoquera une prise de conscience et des solutions seront peut-être trouvées mais je crains que ce ne soit que lorsque nous serons au pied du mur. Juste à titre d’information, si on regarde le «Compteur de population en Inde» leur population augmente de 5 millions d’habitants par année! (Source : site http://countrymeters.info/fr/India)

Ma réflexion ne vient pas que de ces récentes lectures. Tout comme vous, je suis bombardé des meilleures nouvelles (celles qui font augmenter la cote d’écoute du bulletin de nouvelles à la télé, à la radio ou le tirage d’un quotidien populaire) sur la situation de notre ville, de notre pays et de notre planète. Qu’est-ce qu’on entend? -Les gouvernements qui doivent représenter les électeurs sont manipulés par les arguments des lobbyistes. -On soupçonne certains politiciens de corruption ou pire, on peut prouver leurs actions. -La charge des payeurs d’impôts est en constante progression. -La gestion des fonds publics est de plus en plus douteuse et n’a aucune transparence. –On veut d’un gouvernement qui fera des coupures mais personne ne veut se départir d’aucun service.

Comme il semble que tout doive avoir son petit lot de pourriture, même les groupes voulant suggérer des solutions ou apporter des changements qui sont bénéfiques pour l’ensemble des gens, sont flanqués de parasites. Des groupuscules d’activistes qui viennent foutre la merde à tout effort ou manifestation et donner une couleur de désordre et de confusion. Et ils sont partout (les parasites)! Ils mettent en ligne des sites internet où ils vous rédigent des histoires abracadabrantes et que des gens facilement impressionnables affichent allègrement sur les réseaux sociaux. Cet exercice déteint sur la masse car je vois beaucoup de Mononcle et Matante Chose qui croient tout ce qu’ils y voient! Ils (toujours les parasites) vont jusqu'à vous péter des vitrines, vandaliser des automobiles, renverser des poubelles même lorsque vous voulez célébrer la victoire en série de votre équipe de sport victorieuse! Comme quoi ils vous salissent la vie même dans les meilleurs moments.

Je réalise que je m’éloigne un peu de mon sujet mais d’exprimer quelques frustrations me fait du bien… Je continue.

Depuis que l’ère industrielle a pris son essor, l’explosion démographique a été fulgurante. Alors, nous avons d’une part, trop d’humains et d’autre part, une expansion de l’industrialisation qui va bientôt atteindre un niveau irréversible de destruction des écosystèmes. Saviez-vous que les stocks de poisson dans la mer sont aussi en péril? Le 9 novembre 2012, M Charles Côté de La Presse dit «…On connaît bien le sort de la morue atlantique. En fait, 30% des stocks de poisson sont surexploités et 57 % sont exploités à plein rendement. Les tendances nous conduisent à l'effondrement total de tous les stocks de poisson d'ici 2050.» Hmmm… ça ressemble à ce que disait M Reeves avec l’extinction de 25% des espèces d’ici 2050!

Plus de monde, plus de pollution, moins d’écosystèmes et moins de nourriture. Que pourrions-nous faire pour réduire la population? Mathématiquement, il faut moins de naissances que de décès. Mais l’application de la solution n’est pas aussi simple. Est-il possible d’imposer une limite des naissances? La Chine a instauré sa politique d’enfant unique mais jusqu’à quel point pourrait-on appliquer une règle aussi drastique à l’échelle mondiale? Et même si on y arrivait dès demain, est-ce suffisant pour sauver à la fois notre espèce et les espèces que l’on menace? J’y songe tout à coup : pourrions-nous aussi nous immiscer dans la gestion des taux de décès? (C’est ici que ça devient le plus délicat) Par exemple en décrétant des règles qui déterminent ce qu’est l’acharnement thérapeutique et en légiférant en fonction de «libérer» des personnes qui n’ont pas conscience de leur vie et qui sont maintenues artificiellement de notre côté du «tunnel». Également, est-il pensable de laisser aux individus qui souffrent plus de la vie qu’ils en jouissent de décider de leur sort sans qu’ils soient sanctionnés comme des criminels? Finalement, avez-vous déjà questionné vos aînés ou vous êtes vous déjà questionné vous-même sur ce qu’est le niveau d’acuité mentale permettant de vivre dignement? S’il était possible d’écrire nos dernières volontés, qu’écririez-vous? Mais avant de répondre, voyez de vos propres yeux ce qui se passe dans les foyers pour les personnes que l’on garde avec nous malgré eux par principe, par éthique ou quelque autre valeur qui a besoin d’être revisitée.

Si nous arrivions à contrôler efficacement et dignement notre population, des mesures doivent également être prises en ce qui a trait à la progression de l’industrie en général. Notre système encourage l’accroissement économique. Nous voulons tous un confort minimum avec une vie meilleure. Sauf que voilà, notre vision du confort minimum grandit sans cesse et notre conception de la vie meilleure passe de plus en plus par la consommation! L’alarme ne sonne pas encore assez fort car je ne connais pas d’entreprise qui refuse d'accroître ses profits et de développer ses installations. Je n’ai jamais entendu un entrepreneur en construction dire qu’il a assez construit pour cette année! Et non-plus vu beaucoup de millionnaires abaisser leur niveau de vie pour augmenter celle d’autrui. L’appât du gain sera beaucoup plus difficile à ébranler que nos valeurs sur la vie humaine elle-même! Pourtant à cet égard aussi il faudra faire des choix déchirants si nous désirons que les générations des années 2099 reconnaissent notre Vision, notre Intelligence et notre Humanité!

Alex Arseneau
Québec, QC.

lundi 17 mars 2014

Pourquoi la population de Québec ne semble pas embarquer avec Pauline Marois en ce début de campagne?

Une partie de la réponse réside dans le discours séparatiste qu'à tenu Monsieur Péladeau à son arrivée et qui a fait serrer des dents beaucoup de partisans au sein même de l’électorat péquiste car certains n’y voient qu'une quête de pouvoir. En effet, puisqu'il n’est pas dans sa nature de s’afficher au second rang et encore moins de se faire couper la parole et mettre de côté devant le regard du public, cette hypothèse me semble plausible. De plus, devant cette nomination, il n'est pas étonnant que les partisans d’autres partis soient encore moins enclins à favoriser la bannière souverainiste.

Une autre partie de la réponse est évidemment dans le partage naturel du vote. Traditionnellement, la région de Québec a une faible résonance à l’appel péquiste. Or dans la province entière, nous avons toujours eu une culture «rouge-bleue» et objectivement, on réalise que la somme de tous les partis à réclamer notre bulletin divise encore un peu plus le vote.
Image: www.timswineblog.com/

Ajouté à cela que la raison d’être numéro 1 du Parti Québécois à l’effet que le mouvement promeut la souveraineté au Québec, n’est plus aussi d’actualité qu’à l’époque de René Lévesque. Une dette qui s’élève aujourd’hui au-delà des 250 milliards et une péréquation essentielle à la survie économique de notre province font du projet numéro 1 du parti, un dossier à mettre sous la pile...

Je me questionne face au mouvement populaire actuel, vous avez entendu le  «N’importe qui sauf Pauline» qui s’anime ces jours-ci? Depuis des années au Québec, nous observons un vote en pendule qui balance perpétuellement entre PQ-PL….. PL-PQ….. De plus, si on se fie aux sondages récents, on pourrait soit élire un gouvernement libéral minoritaire ou encore se retrouver à nouveau avec un gouvernement péquiste minoritaire et, 80 millions de dollars plus tard, coût d’une élection provinciale, on se retrouverait au point de départ? Non merci.

Alors peut-être qu’un bon coup de barre politique serait de se retourner vers un autre parti en qui les québécois sont prêts à mettre leur confiance. Selon moi, aucun des chefs n’a su  faire assez briller son équipe à ce jour pour obtenir cette dite confiance. Nous somme même témoins de petits «ratés» de campagne assez cocasses. Les autres partis ont-ils des idées assez rassembleuses? Peut-être pour certains mais ils sont loin de provoquer «l’effet orange» de monsieur Layton en 2011.

Si mon observation est juste, ce que les québécois veulent et ont besoin, c’est de dirigeants qui n’ont pas d’apparence de conflit d’intérêt, donc qui inspirent confiance. Des candidats qui ont la trempe des grands politiciens ayant à cœur : l’équilibre économique de la province, la performance de nos services publiques et une grande foi dans le développement des affaires privées. On observe également sous les feux de la rampe, de grandes questions quant à la protection de la langue française, le développement de la langue anglaise chez les jeunes – Ce qui cause de grandes frictions entre les gens qui ont peur d’être assimilés et ceux qui y voient une opportunité de transiger avec nos voisins du sud, de l’ouest, de l’est et d’outre mer, alors qu’il ne s’agit que de faire croître la culture de nos jeunes – et la reconnaissance d’une identité particulière. La commande semble grosse mais j’ose espérer que ces dirigeants existent.

En passant, je me permets un petit aparté : Je trouve qu’il y a des gens qui sont bons dans ce qu’ils font et qui devraient continuer de faire ce qu’ils font bien. Monsieur Péladeau, (je fais comme si il me lisait…) vous avez fait la preuve que vous êtes un homme d’affaires aguerri. Parfois controversé mais ça arrive aux meilleurs! Pourquoi ne pas vous investir dans un créneau de mentorat des affaires? Aider des gens qui sont bons avec leurs entreprises à devenir les meilleurs! Donner le goût à de jeunes entrepreneurs à poser les bons gestes pour créer de la richesse! Ça, je le sais que vous êtes bon là dedans! Pas de la politique active où vous devez vous délester des actions de vos plus beaux fleurons! C’est quoi le plan sous-jacent à vouloir léguer un pays à vos enfants? Car c’est bien ce que vous avez dit… pour que je puisse croire en vos intentions de lègue, en homme d’affaire que vous êtes, je vous aurais vu soutenir un grand politicien, vous impliquer et vous commettre pour appuyer celui ou celle que vous croyez le ou la meilleur(e). Vous l’avez fait avec le nouvel amphithéâtre, en apportant votre participation d’affaire et avez démontré votre savoir-faire.  Pas en posant votre candidature et dérober un compté qui pourrait être entre les mains d’un député qui croit en sa région, élu par ses concitoyens, ses voisins et les gens qu’il peut saluer parce qu’il connait parfois leurs visages. Serait-ce pour le Pouvoir?

Un autre aparté : Un homme comme Mario Dumont peut choisir de se retirer de la politique active. Je considère toutefois que son boulot demeure inachevé. Sa sabbatique politique lui a vraisemblablement apporté repos, maturité au niveau de sa vision sociale, et une crédibilité que les québécois recherchent. Je prétends qu’il a un certain DEVOIR au même titre qu’un bon médecin, de revenir faire ce pour quoi il est fait. Je crois que l’heure est venue de terminer l’opération qu’il a entreprise car il a laissé un patient sur la table.

Serait-ce une solution à moyen terme que d’endurer une dernière fois le balancier du côté du Parti Libéral, question de nous donner le temps de mettre en place les éléments d’un vrai grand coup de barre sous l’égide d’une nouvelle couleur de parti? 

Vous voyez, les épithètes qui se sont faufilées dans nos meurs : petit peuple, né pour un petit pain, moutons ou «suiveux» sont autant d’idées qu’il faut éliminer au même titre que l’intimidation, le racisme et la corruption. Je suis de ceux qui croient que les québécois sont désormais déterminés à se voir comme des gens nobles. Un peuple capable de construire et de perdurer. Composé de femmes et d’hommes qui ont la faculté et la volonté de marcher la tête haute. 


Alex Arseneau
Québec, QC.

dimanche 28 avril 2013

Arrêtez-moi ça!


Savoir conduire c'est aussi savoir se conduire.

Je crois que je vais commencer à prendre des notes  afin de documenter toutes les bêtises que je vois sur la route. Ma foi, les gens deviennent cinglés. Il y a d'une part tous ceux qui exigent que leur droits soient respectés sans aucune flexibilité et il y a d'autre part, ceux qui tirent l'élastique autant qu'ils le peuvent en prenant des chances sur les routes au détriment de la sécurité d'autrui, de la leur, aussi au détriment du respect et de la courtoisie à laquelle on s'en remet pour atteindre une certaine harmonie dans le partage du réseau routier. 


Il faut réaliser que le nombre d'usagers de la route a augmenté et va sans cesse gagner du terrain. De plus il est peu probable que le réseau des routes, surtout en milieu urbain, puisse prendre assez d’expansion pour faire disparaître les bouchons de circulation aux heures de pointe. Combiné à la densité toujours plus forte de la circulation, il y a le stress que le quotidien impose à une masse grandissante de travailleurs, ces mêmes conducteurs qui sont dans le trafic. Ces deux éléments, à eux seuls, forment un mélange instable potentiellement explosif! La population a avantage à prendre connaissance de cette réalité et de bien la comprendre car je remarque une recrudescence d'agressivité et même de violence de la part de conducteurs à la mèche courte! 


Encore ce matin, l'étincelle qui m'a fait écrire le présent texte, je suis sur la première avenue, arrondissement Charlesbourg, une camionnette s'engage pour tourner à gauche, donc doit couper la circulation inverse qui attend à un feu rouge. Il y a tout juste la place pour qu'il traverse la première voie entre deux autos et un autre véhicule arrive dans la seconde voie mais ne ralentit pas puisque son feu vient de tourner au vert. La camionnette continue, l'auto freine brusquement. Conflit. Ni l'un ni l'autre des conducteurs n'a envie de tendre la main pour laisser passer l'autre. Ils s'offrent  plutôt mutuellement des injures. Je vois l'un d'eux postillonner de l'écume tant il est fâché.

Cette semaine, coin Bouvier et avenue des Replats : arrêt obligatoire dans les quatre directions tous ont des voies doubles, aucun feu de circulation. Je travaille tout près et je peux vous dire que cette intersection est souvent le point de départ d'une «course à la claque sur la gueule» et de la «symphonie des klaxons». Deux automobilistes s'avançaient doucement, réclamant chacun sont droit de passage sans vouloir céder à l'autre et à la lenteur d'un escargot, je vous jure, ont presque touché leur pare-chocs tant ils ne voulaient pas céder à l'autre. Klaxons, doigts d'honneurs, poings levés et visiblement des cris à s’époumoner furent les seuls éléments de communication que j'ai pu observer. Les deux se sont engagés sur la bretelle de l'autoroute l'un  talonnant l'autre pour continuer de le narguer. Je n'étais pas le seul à être impressionné de la situation puisque tous les autres automobilistes sont restés à l'arrêt tant que les deux «combattants» n'ont pas disparus sur l'autoroute.  

Il y a une chose qui m'intrigue lorsqu'il existe des points névralgiques du genre de cette intersection. C'est que je n'ai jamais vu de policiers aux aguets à cet endroit. Je passe quotidiennement à cette intersection et en plus des manifestations d'agressivité, il y en a qui font la démonstration claire qu'ils ne connaissent pas le concept de «l'arrêt».

Je repense à l'individu de ce matin qui n'a pas pu assouvir son intense envie de se battre comme un animal. Je l'imagine très bien se vanter à qui veut l'entendre «qu'il aurait bien réglé le cas» de l'autre gars. Cependant, il véhicule un message qui est perçu par ses enfants (ah oui, il y avait des enfants derrière) comme étant l'exemple donné par papa. Et si dans dix ans, son fils revient à la maison, la mâchoire cassée et le nez en bouillie parce qu'il a recréé l'image que son père lui a enseignée, qui sera gagnant? Qui bénéficiera de la «leçon»? Voyons donc, il n'y a aucune valeur ajoutée à transformer une situation de circulation en bagarre. La route n'est pas une arène où l'on cherche à briser d'autres gens. L'image projetée par ces comportements banalise la violence et l'irrespect, j'irais jusqu'à dire qu'elle la rend accessible et acceptable, ce qui est inadmissible.

J'expose ici que deux exemples vécus et je pourrais continuer des pages et des pages durant. Je pourrais parler des automobilistes qui ne comprennent pas qu'un gros transporteur routier ne peut pas freiner et accélérer comme une auto mais ils sont aussi des usagers de la route. Je pourrais parler des automobilistes versus les motocyclettes et vice-versa. Et je pourrais user mon clavier à parler de la relation entre les piétons, les cyclistes et, nouvellement, les fameux fauteuils électriques ou encore des «skate-boards>».

Pour ma part, je réalise que la route est un milieu en changement et je participe à ce changement en redoublant de courtoisie et de compréhension envers autrui. Pas juste envers les bons conducteurs, ça serait trop facile. Je m'applique à améliorer mon comportement également envers les gens qui sont pressés, à être indulgent envers ceux que je trouve stupides et concilient envers ceux qui ne devraient pas avoir un permis de conduire. Au fond de moi, tout de même, j'aimerais bien voir un de ces ternes personnages répondre de ses actes devant les gyrophares...

Alex Arseneau
27 avril 2013
(Illustration de 
Erwin Wirapratama)


jeudi 28 février 2013

Fidèles infidèles


Est-ce qu'on voit bien le mal là où il est? D'où vient ce précepte qui nous dicte que lorsque nous partageons notre vie avec quelqu'un, que certaines actions nous sont interdites avec d'autres personnes? La fidélité en couple est une valeur qui a été ébranlée dans les dernières décennies. Non pas parce que l'infidélité prend de l'expansion, celle-ci existe depuis qu'on a inventé le couple. La fidélité est plutôt remise en question dans sa façon d'être vécue.

À partir de quel moment un geste est-il considéré comme une infidélité? Je suis certain qu'il y a des tonnes de réponses. Certains diront que dès que l'on pense à une autre personne, on est déjà dans l'infidélité, idée à laquelle je n'adhère pas. Je crois que l'humain est ainsi constitué qu'il est normal de se projeter occasionnellement dans des situations sensuelles ou érotique mettant en vedette d'autres personnes sans pour autant dénaturer la relation de couple dans laquelle on vit. À mon avis, certaines personnes ont la gâchette facile pour accuser le manque de sincérité lorsque quelqu'un avoue ses pensées extraconjugales. Ces gens prétendront que si la personne qui partage notre vie actuelle comblait tous nos besoins et désirs, que la totalité de nos pensées seraient strictement dirigées vers le couple. Outre les premières semaines de fougue et de passion, je dis que c'est faux. Toutefois, si ce genre de comportement devient obsessionnel et prend toute la place, je ne crois pas qu’il soit sain mais, je le répète, de façon occasionnelle, je présume que c’est tout à fait normal.

D'autres, plus téméraires à mon avis, croient que certains contacts physiques sont acceptables sans qu'il y ait lieu d'en appeler à l'infidélité. Bise sur les joues (soit) et s'embrasser sur la bouche (discutable) sont les plus acceptés. Un baiser sur la bouche est plus délicat, selon le lien qui existe entre les deux personnes qui touchent leurs lèvres. Mon opinion? Hmmm... J'avoue que je suis ambivalent puisque j'aimerais pouvoir me permettre de le faire. Par conséquent, je devrais également voir du même œil que ma petite amie ou conjointe puisse faire de même sans que j'y voie quelconque intention. D’ailleurs, l’intensité d’un tel «bisou» fera foi de sa signification…

Enfin, les gestes plus intimes seront systématiquement considérés comme l'apanage de l'infidélité par la majorité des gens. Comme je ne veux pas laisser une minorité sans voix, je sais que certains libres penseurs émancipés peuvent considérer avoir des contacts sexuels et tout de même se sentir fidèle en couple. Certains l'expriment librement et d’autres taisent simplement l'affaire. Quoi que dans ce dernier cas, on ne parle pas strictement d'un libre penseur émancipé mais il peut s’agir d'autre chose... Ceci dit, le cas des échangistes est le plus clair. C’est le couple qui décide délibérément et avec certaines règles préétablies de s’offrir sexuellement à d’autres individus. Ils expérimentent ainsi une sexualité hors du couple, peuvent mesurer leur pouvoir de séduction et revenir à la maison sans avoir commis un réel adultère. C’est un bon exemple où je réalise que la fidélité est remise en question dans sa façon d'être vécue.

Tranquillement et insidieusement nous sommes témoins d’une époque de plus en plus permissive. Les sociétés sont-elles en train de changer leurs mœurs et leur mentalité? Est-ce qu’ultimement et dans un avenir que nous ne connaîtrons probablement pas, devrons-nous accepter que les couples aient des expériences extraconjugales? Une chose est certaine, nous somme régulièrement témoin d'actes que l’on pourrait qualifier «d'infidélité» et voyons sans cesse de nos connaissances ou amis mettre fin à une relation pour refaire leur vie. Nous sommes les spectateurs, j'en suis certain, d'un revirement quant à la définition du couple de demain.

Alex Arseneau
13 février 2013 

vendredi 20 juillet 2012

C'est ben d'valeur

Il y a beaucoup à dire sur le comportement des gens et leurs valeurs. Toute notre enfance, nous sommes éduqués avec des valeurs qui proviennent au départ, de nos parents puis, de nos écoles, nos amis et entourage. Ces enseignements nous sont faits en omettant de nous apprendre que ces valeurs sont génériques, malléables et discutables. À l'âge adulte, il arrive souvent que ces valeurs nous siéent bien toutefois pour nombre d'individus, ces mêmes valeurs deviennent un carcan inconfortable. 

Tout d'abord, n'ayant pas «appris» que les valeurs acquises à l'enfance et l'adolescence n'étaient pas absolues, nous nous sentons coupable d'oser penser différemment. Ce sentiment de culpabilité au début, freine la réflexion de plusieurs pourtant d'autres ont le courage de s'écouter intérieurement et de poursuivre leur réflexion. Comme tous n'ont pas les mêmes goûts, envies et affinités il est évident que des valeurs trop structurées soient aliénantes, j'irais jusqu'à dire, pour tout le monde. Il est même envisageable de penser qu'une personne feigne de croire en une valeur et agisse de façon tout à fait contradictoire. Et là existe tout un éventail de possibilités entre la personne qui a des valeurs totalement en marge et les vive à l’extrême (sans respect pour quiconque) et la personne qui affiche des valeurs tout à fait conventionnelles et n'en respecte aucune (et par le fait même, ne se respecte pas). Tout se peut. La question n'est pas d'en faire l'inventaire mais comment vivre avec la différence. Il faut donc transcender toute forme de culpabilité et faire face à notre propre vision. Ainsi il est possible de poursuivre la réflexion avec un esprit plus objectif. 

La personne qui veut être bien avec elle même peut agir en fonction de ses valeurs propres mais elle sera toujours confrontée à des remises en question. Voilà une autre chose qu'il faille accepter : La remise en question perpétuelle. En fait, d'une part faut-il l'accepter que d'autre part nous ne devons pas sombrer dans l'obsession de se questionner jour et nuit. Si par exemple mes valeurs politiques se trouvent à un pôle et que j'agisse en fonction de mes allégeances, il est tout à fait normal de réviser mes positions de temps à autre mais pas au point de passer mes temps libres à la bibliothèque à avaler toute la documentation sur la gauche et la droite, il y a une vie dehors! Pourquoi se remettre en question? Simplement parce qu'on a le droit de changer! Changer d'idée, changer d'opinion et changer nos valeurs! Oui m'sieurs dames, on peut changer.

Or, lorsqu'on décide d'agir en fonction de nos valeurs personnelles, nous sommes confrontés aux valeurs des autres. Pour ne pas qu'il y ait de friction ou d'inutiles conflits, il faut user de gros bon sens, de tact et de respect de soi et de l'autre. (Bon, là j'aborde quelque chose de sensible.) Je crois que toute vérité n'est pas bonne à dire. Je crois même au «mensonge blanc»! Revenons à l'exemple des valeurs politiques, iriez-vous crier contre les gauchistes au milieu d'une manifestation de «carrés rouges»? Vous risqueriez fort de vous retrouver avec une casserole coincée dans la gorge... En effet, il y a matière à se montrer au meilleur de nous même en toutes circonstances. 

Bien entendu, un jour ou l'autre il y aura quelqu'un pour être en désaccord avec votre façon d'agir, on tentera peut-être de démolir des valeurs que vous estimez justes. Ne tentez jamais de vous expliquer ou pire, de vous défendre. Au contraire, écoutez ce que l'autre a à dire. Voyez sagement s'il n'y a pas quelque chose à tirer de ce que l'autre propose et dites-lui que vous appréciez qu'il vous fasse état de sa vision des choses et que vous réfléchirez sur le sujet. Vous restez toujours libre d'adhérer à ce que vous croyez la bonne option, toujours.

Une valeur populaire n'est ni meilleure ni pire qu'une valeur personnelle. Elle est bonne dans la mesure où elle nous convient, qu'elle nous rend fier ou heureux et qu'elle est vécue en tout respect de l'entourage. 

vendredi 5 août 2011

VÉRITÉ ET MENSONGE


VÉRITÉ ET MENSONGE
par Alex Arseneau, 1er octobre 2009, à 09:37 (Dans mes articles Facebook)


Que de chemin parcouru en une centaine d’années! À l’époque, on prenait connaissance des nouvelles locales le dimanche sur le perron de l’église tandis que les nouvelles régionales et nationales étaient accessibles à la radio et dans les journaux. Vint ensuite le téléphone qui permit en quelques tours de manivelle de communiquer avec autrui sans chausser les bottes et sans atteler le cheval. Du coup naissaient les premiers «hackers», ces pirates qui écoutaient sur la ligne en cachette et les semeurs de ragots connurent une recrudescence notable. Déjà il fallut apprendre à distinguer le sucre du sel sans en mettre sur sa langue.

Maintenant qu’un enfant de sept ans peut transmettre un message audio-vidéo n’importe où sur la planète en à peine quelques secondes, il est tout aussi facile pour quiconque de répandre de l’information bien pertinente ou encore mensongère, en quelques tapotements sur un clavier.

D’un extrême à l’autre, il demeure toujours difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. Devant cette réalité, tant les fins observateurs que les vils activistes tentent de nous convaincre de la véracité de leur point de vue. Bien entendu, plus la «nouvelle» dérange, frappe ou crée un contraste avec nos valeurs, plus elle se répand facilement et rapidement. Malheureusement, même s’il s’agit d’un mensonge ou d’une fantaisie inconsidérée, il reste encore trop d’individus qui, les yeux fermés, bouffent, avalent et s’empiffre de toutes les conneries qu'on leur propose sans en vérifier la provenance ou la source.

Je prends un moment pour souligner cette désolante antithèse entre la désinformation et la bonne information non pas pour prendre position : Je reconnais qu’il existe peut-être de bons rebelles pouvant avoir un message qui me permettrait d’avancer. J’admets également que même les médias de confiance peuvent livrer une excellente nouvelle qui aurait pu me permettre, il y a quelques années, d'investir mes avoirs chez Norbourg… tout se peut! 



Le message que je porte suggère de prendre du recul avant de croire tout ceux qui vous annoncent «La bonne nouvelle» afin de voir s’ils tiennent à la main une fleur ou un poignard. Il vaut mieux éviter de brandir une vérité dont on ignore la source. La vérité s’imposant d’elle-même, il est préférable d’employer les armes des sages : Le silence et la patience.

Alex Arseneau

samedi 21 mai 2011

SAVOIR JUGER

Voici le parfait petit guide qui nous apprend comment juger les gens. Il ne faut pas de grandes connaissances, rassurez-vous. Tout ce qu’il faut, c’est un peu de spontanéité. Il vous faudra aussi une certaine habileté à communiquer afin de pouvoir crier tout haut vos conclusions!

  • Sachez avoir raison : Ne laissez personne s’objecter à vos commentaires. Si quelqu’un intervient, remettez-le à sa place et rabaissez-le sur-le-champ afin qu’il se sente diminué.
  • Ne cherchez pas à comprendre ce qui se passe : En effet, si vous analysez trop longuement une situation ou une personne, vous pourriez être tenté de la comprendre, ce qui ternirait votre perception initiale.
  • N’ayez pas peur de penser pour les autres : En général, les gens sont des vermisseaux à qui il faut montrer ce que sont «les vraies affaires». Utilisez des phrases comme : «Quel trou d’cul penserait pas comme nous?» ou bien «Tu vois bien que c’est imbécile!»
  • Respectez-vous devant l’adversité : Lorsque la situation vous oblige à écouter les balivernes de quelqu’un qui n’a pas la même opinion, empressez-vous de lui couper la parole. Les autres vont bien voir que vous ne vous laissez pas faire.
  • L’important n’est pas le contenu : Si quelqu’un a l’air de la chienne à Jacques, ne l’écoutez même pas. Si c’est un perdant, envoyez-le donc se promener. Si c’est quelqu’un qui semble avoir quelques tuiles qui claquent au vent, dites-lui d’aller se faire soigner. Il y a tellement de monde qui ne pensent pas comme vous, il ne faudrait pas commencer à leur porter attention!
  • Soyez un fin observateur : Il faut être attentif à certains signes.
    Assurez-vous que la personne soit du même rang social que vous. Son auto, l’endroit qu’elle habite, ses vêtements sont tous des signes évidents.
    Vérifiez bien que la personne soit de la même orientation sexuelle que vous.
    Si la personne est trop laide, soyez prudent, c’est certainement un(e) con(ne). Si elle est trop belle, c’est aussi un(e) con(ne). Finalement les gens avec moins d’instruction que vous sont à bannir et ceux qui en ont trop sont des vendus, tordus et profiteurs, alors dénigrez-les!
  • Soyez discret : Lorsque vous parlez de quelqu’un, assurez-vous qu’il n’est pas dans les parages. C’est toujours mieux de dépeindre les défauts de quelqu’un en son absence afin de faire de votre propre image, la plus brillante.
  • Les remords sont pour les faibles : Lorsque vous devez remettre quelqu’un à sa place, soyez certain d’utiliser les mots les plus dévastateurs pour le mettre k.o. à la première invective. Ainsi, les gens autour de vous constateront votre force!
  • Dénoncez : Dès que quelque chose vous dérange, dites-le haut et fort pour que le plus de gens possible constatent votre puissance de jugement.
  • C’est pas votre problème : Ne cherchez pas de solution aux choses qui vous embêtent. Il y a toujours quelqu’un de bien payé à quelque part pour régler la situation mais il ne fait pas son boulot! C’est pour ça que la chose vous embête!

Voilà! Si vous savez appliquer ces 10 règles faciles, vous passerez maître dans l’art de juger. C’est dommage mais il faut se démarquer en écrasant bien autrui pour ressortir de la masse! Évidemment, si la terre n’était pas peuplée de cons, de trous d’culs et de petites merdes vous seriez seul sur la planète. 

Image : michelledastier.org

dimanche 1 mai 2011

Je vote pour...

Demain je vais voter! C’est un devoir d’y aller pour faire parler la démocratie. J’écoute les gens qui m’entourent et je réalise que comme moi, beaucoup de gens feront de leur privilège, un choix dont les fondements peuvent laisser perplexe. Sur quoi basons-nous notre vote? J’ai posé la question à quelques personnes. Je réalise que je suis finalement un peu mieux éclairé que beaucoup de gens autour de moi. J'ai fait l'effort de survoler les programmes électoraux (ce que les partis appellent leur plateforme électorale). Comme je sais que je ne suis pas un modèle à suivre quant à mes connaissances politiques, je me suis investi et j’ai comparé leurs textes… J’ai écouté quelques cinquante minutes du débat des chefs qui durait 2 heures. J'ai aussi fait l’effort d’écouter quelques chroniqueurs, de lire certains journaux mais je ne suis pas un politicien. Je me rends bien compte tout de même qu’on tente d'acheter nos votes avec des mises en scènes qui n’ont rien à voir avec la réalité politique. Alors je reste prudent.

Pour vraiment savoir ce qu’un parti représente, ce qu’un député peut vous apporter et ce que leur idéal politique comporte, il faut que la politique soit, et ce n’est pas mon cas, un intérêt majeur dans votre vie. Autrement, comment saurez-vous que l’opinion d’un représentant de la Chambre est influencée par ses convictions profondes ou dictée par un chef qui contrôle bien son parti? Comment saurez-vous que l’opposition dit vrai lorsqu’elle accuse le pouvoir de mentir à la population alors que de l’autre côté on nous présente une soi-disant  «preuve» de leurs dires. Et enfin, si le premier ministre se vante d’avoir commandé des avions militaires à un prix tout à fait exceptionnel et que l’opposition me révèle qu’ils seront livrés sans moteur, il y a des chances que je ne me sente plus en confiance.

Je ne veux pas voter pour quelqu’un simplement parce qu’il a un air sympathique. Non plus pour celui qui me présente des tableaux et des formules élaborés et qui ont l’air crédibles. Je suis prudent lorsqu’un parti dit qu’il veut protéger «mes valeurs» tout en m’indiquant ce que mes valeurs doivent être. Ceci dit, il faudra bien que je vote pour quelqu'un!!!

Pourtant demain, je connais une multitude de gens qui iront faire leur X vis-à-vis le nom d’un candidat parce qu’ils l’ont trouvé habile lors du débat. Certains auront entendu les derniers résultats des sondages et voteront pour le parti en tête sans savoir si ils sont d’accord avec le projet politique de ce groupe. 

La télévision, qui rejoint une majorité d’électeurs devrait être un média instructif par le biais des nouvelles télévisées en nous expliquant objectivement les impacts des décisions de nos dirigeants. Toutefois, comme nos médias sont assoiffés de sensations fortes, les infos ne nous rapportent que les faits qui font «vendre» les cotes d'écoute, donc ce qui choque et ce qui dérange. Vous comprenez alors que certaines nouvelles décourageront le citoyen de voter pour un certain candidat qui pourrait avoir de bonnes idées politiques juste parce qu’il a enfreint la «bonne conduite» quinze ans auparavant. On est drôle tout de même. Nous fermons les yeux et laissons de la place à un individu pour lui faciliter sa réinsertion sociale après avoir purgé une peine pour homicide (c’est charitable) mais des gens vont sacrifier leur chance de regarder le projet politique d’un chef de parti parce que des journalistes se sont immiscés dans sa vie privée et qu’ils ont dévoilé publiquement des gestes qu’il aurait pu faire des années avant.

Quoi qu’il en soit, je vous encourage à aller aux urnes. Si la mauvaise personne est élue, ça sera parce que le peuple aura succombé à une puissante machine de marketing politique. Le cas échéant, la faute incombera à chacun de nous, les électeurs. Cependant, le bon candidat aussi a élaboré une stratégie marketing. Si cette stratégie le mène au pouvoir, son succès lui reviendra de plein droit puisqu’il se sera démarqué d’entre tous et aura attiré notre X sur la bonne ligne. 

Autrefois

Autrefois, si on téléphonait chez quelqu’un et qu’il ne répondait pas, on disait simplement «il n’y a pas de réponse» et on rappelait plus tard. Il y avait un appareil de fixé à un mur et un fil torsadé entre le combiné et la base murale. L'appareil était d'une fiabilité sans fin!
Aujourd’hui, un enfant de 12 ans ignorerait totalement comment placer un appel avec un téléphone à cadran, il n’en aurait probablement jamais vu un! On retrouve maintenant des combinés sans fil dans presque toutes les pièces de la maison et la pile rechargeable nous pousse à acheter de nouveaux appareils fréquemment. Si la personne que nous tentons de joindre n’a pas de répondeur ou boite vocale, tous ses amis vont lui tomber dessus et lui faire la morale!!!

Mon grand père possédait quatre tenues vestimentaires. La première était un uniforme pour son emploi. Deux étaient des tenues de semaine (lorsqu’il n’était pas au travail). Et un bel habit pour le dimanche ou les grands événements.
Aujourd’hui les gens on une telle garde-robe qu’il faut un «walk-in» ou un «dressing-room» pour contenir le linge de la saison!

Autrefois, si on voulait écrire un mot à quelqu’un, on sortait le dictionnaire et on écrivait une lettre qu’on postait. Il fallait un timbre, une enveloppe du papier et un stylo. La réponse, si il y en avait une, arrivait plusieurs jours ou semaines plus tard… par la poste.
Aujourd’hui, si on veut écrire un mot à quelqu’un, on le «texte» avec des fautes à chaque mot et des acronymes sophistiqués comme «lol» «mdr» «wtf» «tk» «ak» et Dieu sait que j’en passe! Si notre correspondant n’a pas répondu dans l’heure, on le supprime de nos «amis» des réseaux sociaux, fini! Si vous recevez un mot de quelqu’un, il vous arrivera soit par Facebook, soit par courrier électronique, soit par messagerie texte mais jamais par la poste!!! Il faut un nom d’usager, un mot de passe et un compte courriel. D’ailleurs, les jeunes ne veulent plus écrire avec des stylos prétextant que les fautes ne sont pas soulignées de rouge lors de leur composition… pourtant, lorsqu’ils écrivent sur leur ordinateur, ils n’arrivent pas à aligner trois mots sans faute malgré le soulignement!

Autrefois, pour changer de chaîne à la télévision, il faillait se lever et tourner le sélecteur numéroté de 2 à 13. Plus tard, est apparu le «U» sur les nouveaux modèles et même la couleur à l’écran, wow! Une antenne était posée sur le toit pour capter les ondes et parfois, à cause d’une mauvaise réception, l’image était brouillée. Lorsqu’on allumait le poste de télévision, il fallait attendre près d’une minute pour que les lampes du circuit se réchauffent! On connaissait les émissions et leur horaire et toute la famille écoutait la même chose tous ensemble. En guise de télécommande, c’est souvent le plus jeune de la famille qui devait se lever et tourner le bouton.
Aujourd’hui, rares sont les maisons qui ne comptent qu’un seul téléviseur. La transmission arrive par câble ou capteur satellite et l’image est d’une clarté qui frôle la réalité. Si on doit changer de chaîne à même l’appareil, on doit chercher où sont situés les boutons car bien souvent on n’a vu que la télécommande. Les gens peuvent accéder à des centaines de chaînes et  ils ne trouvent pas de quoi les intéresser. Ils vont terminer leur soirée devant leur ordinateur en disant tout haut : «Il n’y a rien à la télé ce soir!»

Autrefois, beaucoup des objets que l’on achetait se réparaient d’une façon ou d’une autre. Il y avait des gens qui gagnaient leur vie à réparer les objets : cordonnier, couturier, réparateur d’électronique. Ou bien on les réparait soi-même en trouvant des «pièces de remplacement».
Aujourd’hui on achète beaucoup d’objets et on les changent dès qu’un autre plus performant est mis en marché alors que le précédant est encore tout à fait fonctionnel et on le jette aux ordures.

Autrefois, on habillait les jeunes enfants pour qu’ils sortent jouer dehors avec leurs amis. Entre 8 et 12 ans, les enfants allaient jouer à vélo, dans les bois ou dans les rues. Ils revenaient parfois en pleurant, un genou écorché au sang ou une «prune» sous un œil qui allait vite devenir un œil au beurre noir.
Aujourd’hui les jeunes enfants sont réunis dans les garderies où ils sont «stimulés» afin de se «développer correctement» selon des programmes éducatifs. Entre 8 et 12 ans, il faut se chamailler avec eux pour qu’ils laissent de côté leurs jeux électroniques ou l’ordinateur et si on les pousse dehors ils ne savent pas quoi faire et s’ennuient. De plus, s’ils se blessent, on enquête pour trouver un coupable!

Autrefois, l’épicerie se faisait une fois par semaine. Le choix des aliments reflétait ce qui se produisait dans la région. Les produits importés étaient plus rares et plus dispendieux.
Aujourd’hui, l’épicerie se fait toujours une fois par semaine mais on y retourne presque à tous les jours. On peut également y acheter un ensemble de patio, de la vaisselle, quelques outils et des appareils électroniques. On a accès à une multitude de produits du monde entier et ironiquement, les produits locaux sont de plus en plus rares et plus dispendieux…


mardi 19 avril 2011

Pieds nus sur l'or


J’ai besoin que l’on m’explique. Je crois que nous avons tout chez-nous pour démontrer que nous vivons sur un territoire rempli de richesses naturelles. Nous possédons des connaissances de tout acabit pouvant palier à des défis de taille dans le monde et qui constituent aussi une richesse collective. Notre créativité dans le monde des arts est un autre exemple de richesse qui constitue un bien dont nous pouvons être fiers. Cependant, je vois mes impôts et mes taxes monter sans cesse. Je réalise que le prix de plusieurs produits augmente de façon odieuse et que les raisons restent souvent nébuleuses et insuffisantes pour expliquer ce phénomène.


Néanmoins, sur nos terres nous retrouvons du bois, du pétrole, des mines, de l’espace, des lacs et des rivières. Nous avons une industrie touristique active et nous sommes un pays industrialisé. Nous produisons de l’énergie sous plusieurs formes. Nous avons un système d’éducation accessible et des programmes universitaires reconnus mondialement. De plus, là où nous avons trop exploité la nature, nous avons des solutions solides et durables que nous pourrions développer à grande échelle. Prenons l’exemple des pêches industrielles qui vident les océans qui trouveraient une alternative appréciable avec les nouvelles techniques de pisciculture. Bien qu’elles étaient reconnues pour polluer, les nouvelles piscicultures sont maintenant exemplaires quant à leur empreinte écologique et leur qualité de produits. Même façon de penser avec le milieu forestier. Il y a 30 ans, on parlait de déforestation excessive. Avec les programmes de reboisement qui ont été mis en place, nous avons gagné le pari et renouvelons la matière première avec succès. Puis nous avons l’eau potable, notre richesse commune. J’espère que nous trouverons rapidement une façon de préserver cette ressource. À mon avis, pour y arriver, il faudra réglementer l’utilisation de l’eau sans la commercialiser ou la taxer davantage. Outre qu’il reste encore des dossiers à régler avec l’eau potable, mon constat général est très positif quant à nos avoirs, notre actif national. Nous sommes entourés de richesses et disposons des ressources les plus prisées de la planète. Comme c’est excitant!

Je réalise malgré tout que les nouvelles qui sont diffusées dans les journaux, à la télévision et à la radio ne sont pas remplies d’optimisme, au contraire. Alors me viennent des questions. Pourquoi l’électricité a-t-elle connu une hausse de 18,6%  depuis 2003? On nous promettait que cette institution devait être rentable et nous assurer un service abordable pour tous. Depuis, elle demande des hausses année après année. Quoi que l’augmentation n’a pas pu être demandée pour 2011-2012 à la régie de l’énergie puisque Hydro-Québec n’a plus d’argument pour la justifier. Sauf que les profits ne sont pas mis au service des contribuables. Lors d’une précédente hausse de tarif, je me souviens qu’un dirigeant nous a servi comme argument qu’il fallait normaliser nos prix en fonction des autres pays. Mon œil! Tout ce qui intéresse Hydro-Québec c’est d’avoir plus d’argent pour développer plus d’électricité pour en vendre aux voisins et augmenter les dividendes des actionnaires. Jamais d’allusion d’une éventuelle baisse des taux. Sauf dans un article d'Hélène Baril dans La Presse du 3 août 2010, où elle fait état de ceci :

« Plusieurs soupçonnent Hydro de demander plus à la Régie pour obtenir un peu moins, soit l'augmentation qu'elle souhaite en réalité. Cette fois, étant donné que la société d'État ne demande rien, cela peut vouloir dire que les tarifs pourraient baisser. Les arguments d'Hydro-Québec seront donc examinés attentivement au cours des audiences publiques qui auront lieu l'automne prochain. «S'il y a de la place pour une baisse, on va la réclamer», promet le porte-parole des grandes entreprises.»

C’était le 3 août 2010 et aucune baisse n’a encore été accordée. Juste à titre comparatif, croyez-vous qu’au Moyen-Orient l’essence soit au même prix qu’à Montréal??? Ils ont des couilles sous leur cafetan ou djellaba eux! Ils se protègent, se respectent et ils profitent de leur richesse collective! Hydro-Québec ne pourrait-elle pas avoir envie de nous protéger un peu plus? Enfin, pour revenir au pétrole, je vous annonce que nous produisons du pétrole ici aussi, vous le saviez? Lorsqu’un organisme d’Angleterre décide que le pétrole monte, nous suivons… nous suivons pourquoi? N’avons-nous pas notre réserve à nous? Ne pouvons-nous pas nous aider nous-même? Où s’en va-t-on? Un jour on voudra me vendre l’eau potable au prix du pétrole peut-être? Mais que dis-je, c’est chose faite, j’ai payé 1,49$ pour 750ml d’eau cet après-midi… mon eau, notre eau!

Ma patrie croule sous la dette or, je sais que nous possédons le potentiel pour connaître une croissance inouïe et il ne se passe rien. Les médecins fuient parce qu’ils sont mieux payés ailleurs. Les hôpitaux manquent de ressources pour répondre à la demande. Des gens sont morts dans les corridors sur leur civière, vous vous souvenez?  La population peine à mettre des sous de côté pour leur fin de vie et les jeunes ont de plus en plus de difficulté à accéder à la propriété tellement les valeurs immobilières ont augmentées rapidement. Dans certains secteurs, les propriétés ont presque doublé de valeur dans les 10 dernières années, pas les salaires! En additionnant les surtaxes qui sont facturées sur le pétrole, les billets de spectacles, la récupérations de vieux pneus, plus les taxes sur les produits et services plus les impôts sur le revenu, les taxes municipales, scolaires et toutes les autres formes de taxes je suis curieux de connaître ce qu'il reste comme montant réel au travailleur moyen. Juste une parenthèse en parlant du travailleur moyen. Le hockey est notre sport national et monopolise l’attention de la majorité de la population, plus que la politique et plus que l’économie. En fait, combien de ces travailleurs peuvent se permettre une paire de billets pour aller voir son club entre la glace et la rangée du milieu (section rouge)? S’ils le font, c’est une grosse dépense, croyez-moi!

Bien des torts sont imputés à la mondialisation des marchés. Je reconnais qu’il y a un effet sans équivoque sauf qu’il n’en demeure pas moins que nous avons toujours su nous adapter au changement. Nous avons même su créer le changement et transformer nos façons de faire pour garder notre santé et notre vigueur. Nous sommes brillants, nous possédons tout ce dont nous avons besoin et plus encore mais nous ne semblons pas jouir de notre patrimoine. Pourtant je vois que c’est ici que le peuple peut le plus croire en une nation forte. C’est sur nous que devraient se pointer les regards d’admiration à travers la planète entière.

Je commence à avoir de la difficulté avec ces paradoxes. Je sais qu’il y a un lobby qui fait pression sur les élus du gouvernement et sur les dirigeants des sociétés d’état. Je sais qu’il y a des entités plus riches que le gouvernement qui ont des arguments de poids pour s’assurer que leurs entreprises deviennent toujours de plus en plus puissantes. Il y a un pillage dans nos coffres et je n’ai ni les ressources et non plus les connaissances pour remonter jusqu’aux coupables. Je veux quand même dire que je ne suis pas dupe, je sais qu'un inconnu a la main dans mon portefeuille et ça me rend mal à l’aise.