Bonheur :
État naturel que l'on choisit... ou pas.
samedi 30 mars 2013
jeudi 28 février 2013
Fidèles infidèles
Est-ce
qu'on voit bien le mal là où il est? D'où vient ce précepte qui nous dicte que
lorsque nous partageons notre vie avec quelqu'un, que certaines actions nous
sont interdites avec d'autres personnes? La fidélité en couple est une valeur
qui a été ébranlée dans les dernières décennies. Non pas parce que l'infidélité
prend de l'expansion, celle-ci existe depuis qu'on a inventé le couple. La fidélité
est plutôt remise en question dans sa façon d'être vécue.
À
partir de quel moment un geste est-il considéré comme une infidélité? Je suis
certain qu'il y a des tonnes de réponses. Certains diront que dès que l'on
pense à une autre personne, on est déjà dans l'infidélité, idée à laquelle je
n'adhère pas. Je crois que l'humain est ainsi constitué qu'il est normal de se
projeter occasionnellement dans des situations sensuelles ou érotique mettant
en vedette d'autres personnes sans pour autant dénaturer la relation de couple
dans laquelle on vit. À mon avis, certaines personnes ont la gâchette facile
pour accuser le manque de sincérité lorsque quelqu'un avoue ses pensées
extraconjugales. Ces gens prétendront que si la personne qui partage notre vie
actuelle comblait tous nos besoins et désirs, que la totalité de nos pensées
seraient strictement dirigées vers le couple. Outre les premières semaines de
fougue et de passion, je dis que c'est faux. Toutefois, si ce genre de
comportement devient obsessionnel et prend toute la place, je ne crois pas
qu’il soit sain mais, je le répète, de façon occasionnelle, je présume que
c’est tout à fait normal.
D'autres,
plus téméraires à mon avis, croient que certains contacts physiques sont
acceptables sans qu'il y ait lieu d'en appeler à l'infidélité. Bise sur les
joues (soit) et s'embrasser sur la bouche (discutable) sont les plus acceptés.
Un baiser sur la bouche est plus délicat, selon le lien qui existe entre les
deux personnes qui touchent leurs lèvres. Mon opinion? Hmmm... J'avoue que je
suis ambivalent puisque j'aimerais pouvoir me permettre de le faire. Par
conséquent, je devrais également voir du même œil que ma petite amie ou
conjointe puisse faire de même sans que j'y voie
quelconque intention. D’ailleurs, l’intensité d’un tel «bisou» fera foi de sa
signification…
Enfin, les gestes plus intimes seront systématiquement
considérés comme l'apanage de l'infidélité par la majorité des gens. Comme je
ne veux pas laisser une minorité sans voix, je sais que certains libres penseurs
émancipés peuvent considérer avoir des contacts sexuels et tout de même se
sentir fidèle en couple. Certains l'expriment librement et d’autres taisent
simplement l'affaire. Quoi que dans ce dernier cas, on ne parle pas strictement
d'un libre penseur émancipé mais il peut s’agir d'autre chose... Ceci dit, le
cas des échangistes est le plus clair. C’est le couple qui décide délibérément
et avec certaines règles préétablies de s’offrir sexuellement à d’autres
individus. Ils expérimentent ainsi une sexualité hors du couple, peuvent
mesurer leur pouvoir de séduction et revenir à la maison sans avoir commis un
réel adultère. C’est un bon exemple où je réalise que la fidélité est
remise en question dans sa façon d'être vécue.
Tranquillement
et insidieusement nous sommes témoins d’une époque de plus en plus permissive.
Les sociétés sont-elles en train de changer leurs mœurs et leur mentalité?
Est-ce qu’ultimement et dans un avenir que nous ne connaîtrons probablement
pas, devrons-nous accepter que les couples aient des expériences
extraconjugales? Une chose est certaine, nous somme régulièrement témoin
d'actes que l’on pourrait qualifier «d'infidélité» et voyons sans cesse de nos
connaissances ou amis mettre fin à une relation pour refaire leur vie. Nous sommes
les spectateurs, j'en suis certain, d'un revirement quant à la définition du
couple de demain.
Alex
Arseneau
13
février 2013
vendredi 20 juillet 2012
C'est ben d'valeur
Il y a beaucoup à dire sur le comportement des gens et leurs valeurs. Toute notre enfance, nous sommes éduqués avec des valeurs qui proviennent au départ, de nos parents puis, de nos écoles, nos amis et entourage. Ces enseignements nous sont faits en omettant de nous apprendre que ces valeurs sont génériques, malléables et discutables. À l'âge adulte, il arrive souvent que ces valeurs nous siéent bien toutefois pour nombre d'individus, ces mêmes valeurs deviennent un carcan inconfortable.
Tout d'abord, n'ayant pas «appris» que les valeurs acquises à l'enfance et l'adolescence n'étaient pas absolues, nous nous sentons coupable d'oser penser différemment. Ce sentiment de culpabilité au début, freine la réflexion de plusieurs pourtant d'autres ont le courage de s'écouter intérieurement et de poursuivre leur réflexion. Comme tous n'ont pas les mêmes goûts, envies et affinités il est évident que des valeurs trop structurées soient aliénantes, j'irais jusqu'à dire, pour tout le monde. Il est même envisageable de penser qu'une personne feigne de croire en une valeur et agisse de façon tout à fait contradictoire. Et là existe tout un éventail de possibilités entre la personne qui a des valeurs totalement en marge et les vive à l’extrême (sans respect pour quiconque) et la personne qui affiche des valeurs tout à fait conventionnelles et n'en respecte aucune (et par le fait même, ne se respecte pas). Tout se peut. La question n'est pas d'en faire l'inventaire mais comment vivre avec la différence. Il faut donc transcender toute forme de culpabilité et faire face à notre propre vision. Ainsi il est possible de poursuivre la réflexion avec un esprit plus objectif.
La personne qui veut être bien avec elle même peut agir en fonction de ses valeurs propres mais elle sera toujours confrontée à des remises en question. Voilà une autre chose qu'il faille accepter : La remise en question perpétuelle. En fait, d'une part faut-il l'accepter que d'autre part nous ne devons pas sombrer dans l'obsession de se questionner jour et nuit. Si par exemple mes valeurs politiques se trouvent à un pôle et que j'agisse en fonction de mes allégeances, il est tout à fait normal de réviser mes positions de temps à autre mais pas au point de passer mes temps libres à la bibliothèque à avaler toute la documentation sur la gauche et la droite, il y a une vie dehors! Pourquoi se remettre en question? Simplement parce qu'on a le droit de changer! Changer d'idée, changer d'opinion et changer nos valeurs! Oui m'sieurs dames, on peut changer.
Or, lorsqu'on décide d'agir en fonction de nos valeurs personnelles, nous sommes confrontés aux valeurs des autres. Pour ne pas qu'il y ait de friction ou d'inutiles conflits, il faut user de gros bon sens, de tact et de respect de soi et de l'autre. (Bon, là j'aborde quelque chose de sensible.) Je crois que toute vérité n'est pas bonne à dire. Je crois même au «mensonge blanc»! Revenons à l'exemple des valeurs politiques, iriez-vous crier contre les gauchistes au milieu d'une manifestation de «carrés rouges»? Vous risqueriez fort de vous retrouver avec une casserole coincée dans la gorge... En effet, il y a matière à se montrer au meilleur de nous même en toutes circonstances.
Bien entendu, un jour ou l'autre il y aura quelqu'un pour être en désaccord avec votre façon d'agir, on tentera peut-être de démolir des valeurs que vous estimez justes. Ne tentez jamais de vous expliquer ou pire, de vous défendre. Au contraire, écoutez ce que l'autre a à dire. Voyez sagement s'il n'y a pas quelque chose à tirer de ce que l'autre propose et dites-lui que vous appréciez qu'il vous fasse état de sa vision des choses et que vous réfléchirez sur le sujet. Vous restez toujours libre d'adhérer à ce que vous croyez la bonne option, toujours.
Une valeur populaire n'est ni meilleure ni pire qu'une valeur personnelle. Elle est bonne dans la mesure où elle nous convient, qu'elle nous rend fier ou heureux et qu'elle est vécue en tout respect de l'entourage.
vendredi 5 août 2011
VÉRITÉ ET MENSONGE
VÉRITÉ ET MENSONGE
par Alex Arseneau, 1er octobre 2009, à 09:37 (Dans mes articles Facebook)
Que de chemin parcouru en une centaine d’années! À l’époque, on prenait connaissance des nouvelles locales le dimanche sur le perron de l’église tandis que les nouvelles régionales et nationales étaient accessibles à la radio et dans les journaux. Vint ensuite le téléphone qui permit en quelques tours de manivelle de communiquer avec autrui sans chausser les bottes et sans atteler le cheval. Du coup naissaient les premiers «hackers», ces pirates qui écoutaient sur la ligne en cachette et les semeurs de ragots connurent une recrudescence notable. Déjà il fallut apprendre à distinguer le sucre du sel sans en mettre sur sa langue.
Maintenant qu’un enfant de sept ans peut transmettre un message audio-vidéo n’importe où sur la planète en à peine quelques secondes, il est tout aussi facile pour quiconque de répandre de l’information bien pertinente ou encore mensongère, en quelques tapotements sur un clavier.
D’un extrême à l’autre, il demeure toujours difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. Devant cette réalité, tant les fins observateurs que les vils activistes tentent de nous convaincre de la véracité de leur point de vue. Bien entendu, plus la «nouvelle» dérange, frappe ou crée un contraste avec nos valeurs, plus elle se répand facilement et rapidement. Malheureusement, même s’il s’agit d’un mensonge ou d’une fantaisie inconsidérée, il reste encore trop d’individus qui, les yeux fermés, bouffent, avalent et s’empiffre de toutes les conneries qu'on leur propose sans en vérifier la provenance ou la source.
Je prends un moment pour souligner cette désolante antithèse entre la désinformation et la bonne information non pas pour prendre position : Je reconnais qu’il existe peut-être de bons rebelles pouvant avoir un message qui me permettrait d’avancer. J’admets également que même les médias de confiance peuvent livrer une excellente nouvelle qui aurait pu me permettre, il y a quelques années, d'investir mes avoirs chez Norbourg… tout se peut!
Le message que je porte suggère de prendre du recul avant de croire tout ceux qui vous annoncent «La bonne nouvelle» afin de voir s’ils tiennent à la main une fleur ou un poignard. Il vaut mieux éviter de brandir une vérité dont on ignore la source. La vérité s’imposant d’elle-même, il est préférable d’employer les armes des sages : Le silence et la patience.
Alex Arseneau
Maintenant qu’un enfant de sept ans peut transmettre un message audio-vidéo n’importe où sur la planète en à peine quelques secondes, il est tout aussi facile pour quiconque de répandre de l’information bien pertinente ou encore mensongère, en quelques tapotements sur un clavier.
D’un extrême à l’autre, il demeure toujours difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. Devant cette réalité, tant les fins observateurs que les vils activistes tentent de nous convaincre de la véracité de leur point de vue. Bien entendu, plus la «nouvelle» dérange, frappe ou crée un contraste avec nos valeurs, plus elle se répand facilement et rapidement. Malheureusement, même s’il s’agit d’un mensonge ou d’une fantaisie inconsidérée, il reste encore trop d’individus qui, les yeux fermés, bouffent, avalent et s’empiffre de toutes les conneries qu'on leur propose sans en vérifier la provenance ou la source.
Je prends un moment pour souligner cette désolante antithèse entre la désinformation et la bonne information non pas pour prendre position : Je reconnais qu’il existe peut-être de bons rebelles pouvant avoir un message qui me permettrait d’avancer. J’admets également que même les médias de confiance peuvent livrer une excellente nouvelle qui aurait pu me permettre, il y a quelques années, d'investir mes avoirs chez Norbourg… tout se peut!
Le message que je porte suggère de prendre du recul avant de croire tout ceux qui vous annoncent «La bonne nouvelle» afin de voir s’ils tiennent à la main une fleur ou un poignard. Il vaut mieux éviter de brandir une vérité dont on ignore la source. La vérité s’imposant d’elle-même, il est préférable d’employer les armes des sages : Le silence et la patience.
Alex Arseneau
samedi 21 mai 2011
SAVOIR JUGER
Voici le parfait petit guide qui nous apprend comment juger les gens. Il ne faut pas de grandes connaissances, rassurez-vous. Tout ce qu’il faut, c’est un peu de spontanéité. Il vous faudra aussi une certaine habileté à communiquer afin de pouvoir crier tout haut vos conclusions!
- Sachez avoir raison : Ne laissez personne s’objecter à vos commentaires. Si quelqu’un intervient, remettez-le à sa place et rabaissez-le sur-le-champ afin qu’il se sente diminué.
- Ne cherchez pas à comprendre ce qui se passe : En effet, si vous analysez trop longuement une situation ou une personne, vous pourriez être tenté de la comprendre, ce qui ternirait votre perception initiale.
- N’ayez pas peur de penser pour les autres : En général, les gens sont des vermisseaux à qui il faut montrer ce que sont «les vraies affaires». Utilisez des phrases comme : «Quel trou d’cul penserait pas comme nous?» ou bien «Tu vois bien que c’est imbécile!»
- Respectez-vous devant l’adversité : Lorsque la situation vous oblige à écouter les balivernes de quelqu’un qui n’a pas la même opinion, empressez-vous de lui couper la parole. Les autres vont bien voir que vous ne vous laissez pas faire.
- L’important n’est pas le contenu : Si quelqu’un a l’air de la chienne à Jacques, ne l’écoutez même pas. Si c’est un perdant, envoyez-le donc se promener. Si c’est quelqu’un qui semble avoir quelques tuiles qui claquent au vent, dites-lui d’aller se faire soigner. Il y a tellement de monde qui ne pensent pas comme vous, il ne faudrait pas commencer à leur porter attention!
- Soyez un fin observateur : Il faut être attentif à certains signes.
Assurez-vous que la personne soit du même rang social que vous. Son auto, l’endroit qu’elle habite, ses vêtements sont tous des signes évidents.
Vérifiez bien que la personne soit de la même orientation sexuelle que vous.
Si la personne est trop laide, soyez prudent, c’est certainement un(e) con(ne). Si elle est trop belle, c’est aussi un(e) con(ne). Finalement les gens avec moins d’instruction que vous sont à bannir et ceux qui en ont trop sont des vendus, tordus et profiteurs, alors dénigrez-les! - Soyez discret : Lorsque vous parlez de quelqu’un, assurez-vous qu’il n’est pas dans les parages. C’est toujours mieux de dépeindre les défauts de quelqu’un en son absence afin de faire de votre propre image, la plus brillante.
- Les remords sont pour les faibles : Lorsque vous devez remettre quelqu’un à sa place, soyez certain d’utiliser les mots les plus dévastateurs pour le mettre k.o. à la première invective. Ainsi, les gens autour de vous constateront votre force!
- Dénoncez : Dès que quelque chose vous dérange, dites-le haut et fort pour que le plus de gens possible constatent votre puissance de jugement.
- C’est pas votre problème : Ne cherchez pas de solution aux choses qui vous embêtent. Il y a toujours quelqu’un de bien payé à quelque part pour régler la situation mais il ne fait pas son boulot! C’est pour ça que la chose vous embête!
Voilà! Si vous savez appliquer ces 10 règles faciles, vous passerez maître dans l’art de juger. C’est dommage mais il faut se démarquer en écrasant bien autrui pour ressortir de la masse! Évidemment, si la terre n’était pas peuplée de cons, de trous d’culs et de petites merdes vous seriez seul sur la planète.
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| Image : michelledastier.org |
dimanche 1 mai 2011
Je vote pour...
Demain je vais voter! C’est un devoir d’y aller pour faire parler la démocratie. J’écoute les gens qui m’entourent et je réalise que comme moi, beaucoup de gens feront de leur privilège, un choix dont les fondements peuvent laisser perplexe. Sur quoi basons-nous notre vote? J’ai posé la question à quelques personnes. Je réalise que je suis finalement un peu mieux éclairé que beaucoup de gens autour de moi. J'ai fait l'effort de survoler les programmes électoraux (ce que les partis appellent leur plateforme électorale). Comme je sais que je ne suis pas un modèle à suivre quant à mes connaissances politiques, je me suis investi et j’ai comparé leurs textes… J’ai écouté quelques cinquante minutes du débat des chefs qui durait 2 heures. J'ai aussi fait l’effort d’écouter quelques chroniqueurs, de lire certains journaux mais je ne suis pas un politicien. Je me rends bien compte tout de même qu’on tente d'acheter nos votes avec des mises en scènes qui n’ont rien à voir avec la réalité politique. Alors je reste prudent.
Pour vraiment savoir ce qu’un parti représente, ce qu’un député peut vous apporter et ce que leur idéal politique comporte, il faut que la politique soit, et ce n’est pas mon cas, un intérêt majeur dans votre vie. Autrement, comment saurez-vous que l’opinion d’un représentant de la Chambre est influencée par ses convictions profondes ou dictée par un chef qui contrôle bien son parti? Comment saurez-vous que l’opposition dit vrai lorsqu’elle accuse le pouvoir de mentir à la population alors que de l’autre côté on nous présente une soi-disant «preuve» de leurs dires. Et enfin, si le premier ministre se vante d’avoir commandé des avions militaires à un prix tout à fait exceptionnel et que l’opposition me révèle qu’ils seront livrés sans moteur, il y a des chances que je ne me sente plus en confiance.
Je ne veux pas voter pour quelqu’un simplement parce qu’il a un air sympathique. Non plus pour celui qui me présente des tableaux et des formules élaborés et qui ont l’air crédibles. Je suis prudent lorsqu’un parti dit qu’il veut protéger «mes valeurs» tout en m’indiquant ce que mes valeurs doivent être. Ceci dit, il faudra bien que je vote pour quelqu'un!!!
Pourtant demain, je connais une multitude de gens qui iront faire leur X vis-à-vis le nom d’un candidat parce qu’ils l’ont trouvé habile lors du débat. Certains auront entendu les derniers résultats des sondages et voteront pour le parti en tête sans savoir si ils sont d’accord avec le projet politique de ce groupe.
La télévision, qui rejoint une majorité d’électeurs devrait être un média instructif par le biais des nouvelles télévisées en nous expliquant objectivement les impacts des décisions de nos dirigeants. Toutefois, comme nos médias sont assoiffés de sensations fortes, les infos ne nous rapportent que les faits qui font «vendre» les cotes d'écoute, donc ce qui choque et ce qui dérange. Vous comprenez alors que certaines nouvelles décourageront le citoyen de voter pour un certain candidat qui pourrait avoir de bonnes idées politiques juste parce qu’il a enfreint la «bonne conduite» quinze ans auparavant. On est drôle tout de même. Nous fermons les yeux et laissons de la place à un individu pour lui faciliter sa réinsertion sociale après avoir purgé une peine pour homicide (c’est charitable) mais des gens vont sacrifier leur chance de regarder le projet politique d’un chef de parti parce que des journalistes se sont immiscés dans sa vie privée et qu’ils ont dévoilé publiquement des gestes qu’il aurait pu faire des années avant.
Quoi qu’il en soit, je vous encourage à aller aux urnes. Si la mauvaise personne est élue, ça sera parce que le peuple aura succombé à une puissante machine de marketing politique. Le cas échéant, la faute incombera à chacun de nous, les électeurs. Cependant, le bon candidat aussi a élaboré une stratégie marketing. Si cette stratégie le mène au pouvoir, son succès lui reviendra de plein droit puisqu’il se sera démarqué d’entre tous et aura attiré notre X sur la bonne ligne.
Autrefois
Autrefois, si on téléphonait chez quelqu’un et qu’il ne répondait pas, on disait simplement «il n’y a pas de réponse» et on rappelait plus tard. Il y avait un appareil de fixé à un mur et un fil torsadé entre le combiné et la base murale. L'appareil était d'une fiabilité sans fin!
Aujourd’hui, un enfant de 12 ans ignorerait totalement comment placer un appel avec un téléphone à cadran, il n’en aurait probablement jamais vu un! On retrouve maintenant des combinés sans fil dans presque toutes les pièces de la maison et la pile rechargeable nous pousse à acheter de nouveaux appareils fréquemment. Si la personne que nous tentons de joindre n’a pas de répondeur ou boite vocale, tous ses amis vont lui tomber dessus et lui faire la morale!!!
Mon grand père possédait quatre tenues vestimentaires. La première était un uniforme pour son emploi. Deux étaient des tenues de semaine (lorsqu’il n’était pas au travail). Et un bel habit pour le dimanche ou les grands événements.
Aujourd’hui les gens on une telle garde-robe qu’il faut un «walk-in» ou un «dressing-room» pour contenir le linge de la saison!
Autrefois, si on voulait écrire un mot à quelqu’un, on sortait le dictionnaire et on écrivait une lettre qu’on postait. Il fallait un timbre, une enveloppe du papier et un stylo. La réponse, si il y en avait une, arrivait plusieurs jours ou semaines plus tard… par la poste.
Aujourd’hui, si on veut écrire un mot à quelqu’un, on le «texte» avec des fautes à chaque mot et des acronymes sophistiqués comme «lol» «mdr» «wtf» «tk» «ak» et Dieu sait que j’en passe! Si notre correspondant n’a pas répondu dans l’heure, on le supprime de nos «amis» des réseaux sociaux, fini! Si vous recevez un mot de quelqu’un, il vous arrivera soit par Facebook, soit par courrier électronique, soit par messagerie texte mais jamais par la poste!!! Il faut un nom d’usager, un mot de passe et un compte courriel. D’ailleurs, les jeunes ne veulent plus écrire avec des stylos prétextant que les fautes ne sont pas soulignées de rouge lors de leur composition… pourtant, lorsqu’ils écrivent sur leur ordinateur, ils n’arrivent pas à aligner trois mots sans faute malgré le soulignement!
Autrefois, pour changer de chaîne à la télévision, il faillait se lever et tourner le sélecteur numéroté de 2 à 13. Plus tard, est apparu le «U» sur les nouveaux modèles et même la couleur à l’écran, wow! Une antenne était posée sur le toit pour capter les ondes et parfois, à cause d’une mauvaise réception, l’image était brouillée. Lorsqu’on allumait le poste de télévision, il fallait attendre près d’une minute pour que les lampes du circuit se réchauffent! On connaissait les émissions et leur horaire et toute la famille écoutait la même chose tous ensemble. En guise de télécommande, c’est souvent le plus jeune de la famille qui devait se lever et tourner le bouton.
Aujourd’hui, rares sont les maisons qui ne comptent qu’un seul téléviseur. La transmission arrive par câble ou capteur satellite et l’image est d’une clarté qui frôle la réalité. Si on doit changer de chaîne à même l’appareil, on doit chercher où sont situés les boutons car bien souvent on n’a vu que la télécommande. Les gens peuvent accéder à des centaines de chaînes et ils ne trouvent pas de quoi les intéresser. Ils vont terminer leur soirée devant leur ordinateur en disant tout haut : «Il n’y a rien à la télé ce soir!»
Autrefois, beaucoup des objets que l’on achetait se réparaient d’une façon ou d’une autre. Il y avait des gens qui gagnaient leur vie à réparer les objets : cordonnier, couturier, réparateur d’électronique. Ou bien on les réparait soi-même en trouvant des «pièces de remplacement».
Aujourd’hui on achète beaucoup d’objets et on les changent dès qu’un autre plus performant est mis en marché alors que le précédant est encore tout à fait fonctionnel et on le jette aux ordures.
Autrefois, on habillait les jeunes enfants pour qu’ils sortent jouer dehors avec leurs amis. Entre 8 et 12 ans, les enfants allaient jouer à vélo, dans les bois ou dans les rues. Ils revenaient parfois en pleurant, un genou écorché au sang ou une «prune» sous un œil qui allait vite devenir un œil au beurre noir.
Aujourd’hui les jeunes enfants sont réunis dans les garderies où ils sont «stimulés» afin de se «développer correctement» selon des programmes éducatifs. Entre 8 et 12 ans, il faut se chamailler avec eux pour qu’ils laissent de côté leurs jeux électroniques ou l’ordinateur et si on les pousse dehors ils ne savent pas quoi faire et s’ennuient. De plus, s’ils se blessent, on enquête pour trouver un coupable!
Autrefois, l’épicerie se faisait une fois par semaine. Le choix des aliments reflétait ce qui se produisait dans la région. Les produits importés étaient plus rares et plus dispendieux.
Aujourd’hui, l’épicerie se fait toujours une fois par semaine mais on y retourne presque à tous les jours. On peut également y acheter un ensemble de patio, de la vaisselle, quelques outils et des appareils électroniques. On a accès à une multitude de produits du monde entier et ironiquement, les produits locaux sont de plus en plus rares et plus dispendieux…
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